Apartments Zurich

Comment trouver un appartement à Zurich : le guide 2026

En bref

Déposez vite des dossiers complets, pour beaucoup d’appartements à la fois. Au 1er juin 2026, seuls 252 des quelque 238 000 logements de la ville de Zurich étaient vacants, environ 1 sur 950. La plupart des appartements changent de locataire sans jamais rester vides : c’est donc aux visites que tout se joue. Commandez votre extrait du registre des poursuites le jour où vous annoncez votre arrivée, et ne payez jamais rien avant d’avoir vu un appartement.

C’est toute la stratégie. Le reste de ce guide donne les détails qui la rendent efficace, et chaque chiffre renvoie à l’organisme qui l’a publié.

Ce que 0,11 % de logements vacants change pour votre recherche

Le taux de logements vacants est la part de tous les logements vides à une date fixe de l’année, et en ville de Zurich, il était de 0,11 % au 1er juin 2026. Le service de statistique de la Ville, Statistik Stadt Zürich, a dénombré 252 logements vacants, 17 de plus qu’en 2025. Parmi eux, 246 étaient à louer et 6 à vendre. Pour l’ensemble de la Suisse, le taux était de 0,93 % le même jour, et dans le canton de Zurich de 0,52 %. Le taux du canton est presque cinq fois celui de la ville.

Graphique en barres de la part de logements vacants en ville de Zurich au 1er juin, de 2009 à 2026 : 0,22 % en 2015, 0,06 % en 2023, puis 0,11 % en 2026, environ 1 logement sur 950, contre 0,93 % pour la Suisse
Logements vacants en ville de Zurich au 1er juin, de 2009 à 2026, en part de l’ensemble des logements. Données : open data de Statistik Stadt Zürich ; taux suisse : Office fédéral de la statistique.

Lisez ce chiffre avec attention, car il ne signifie pas que seuls 252 appartements sont disponibles. Le dénombrement ne compte que les logements vides au 1er juin et proposés pour au moins trois mois, et ceux qui sont déjà loués pour une date ultérieure en sont exclus. Les statisticiens de la Ville indiquent aussi le flux réel : environ 2 000 logements sont proposés chaque mois sur le marché zurichois, et la plupart sont reloués dès le départ du locataire précédent.

Des appartements se libèrent donc, et en continu. Ce qui manque, c’est la marge : comme presque rien n’est vide, presque chaque logement passe directement d’un locataire au suivant. À vous d’être à la visite tôt, avec tout votre dossier prêt à remettre le soir même. Bonne nouvelle, la tendance a légèrement tourné en votre faveur : les données ouvertes de la Ville montrent trois hausses d’affilée, depuis 144 logements vacants en 2023. La Ville l’explique par une croissance démographique plus lente et par davantage de logements neufs achevés. Or les logements neufs sont aussi les plus chers, ce qui nous amène au loyer.

Le loyer que vous paierez vraiment

Le loyer médian dont on parle n’est pas celui qu’on vous proposera. Selon l’enquête 2026 sur les loyers de Statistik Stadt Zürich, un appartement type de 75 m² coûte environ 1 700 francs par mois de loyer net, mais ce chiffre inclut des locataires qui ont signé il y a 20 ans. Quand un logement change de locataire, le loyer fait en général un bond. Voici le même appartement de 75 m² selon le type de bail, en loyer net mensuel, relevé au 1er avril 2026 :

Type de bail Loyer net médian, 75 m²
Bailleur privé, immeuble neuf 2 907 francs
Bailleur privé, nouveau locataire dans un immeuble ancien 2 287 francs
Bailleur privé, locataire depuis plus de 10 ans 1 657 francs
Bailleur d’utilité publique, tous les baux 1 149 francs

Le loyer net ne comprend pas les frais accessoires comme le chauffage et l’eau chaude, et la Ville précise que les loyers bruts sont de 10 à 15 % plus élevés. En tant que nouvel arrivant, vous vous trouvez presque toujours dans les deux premières lignes. Pour un 75 m² nouvellement loué par un bailleur privé, comptez environ 2 300 francs net, soit quelque 2 500 à 2 650 francs charges comprises, et adaptez selon la surface. La dernière ligne explique pourquoi les logements d’utilité publique sont si convoités ; nous y revenons plus bas.

Où chercher, et pourquoi la rapidité compte

Beaucoup d’appartements sont loués par des gérances immobilières (en allemand, Verwaltung) et publiés en ligne, et la rapidité compte plus que le nombre de canaux. Les conseils logement de l’Université de Zurich (en anglais) relèvent que les candidatures sont souvent traitées dans l’ordre d’arrivée : voir un appartement le jour de sa mise en ligne vaut mieux que d’en voir dix avec une semaine de retard. Créez des alertes pour les arrondissements et le budget qui vous conviennent, et consultez-les au moins deux fois par jour.

Au-delà des annonces, demandez à votre employeur s’il travaille avec un service de relocation ou s’il a un contact pour le logement, dites à vos collègues que vous cherchez, et si vous étudiez ou travaillez à l’Université de Zurich, regardez ses propres annonces. La même page de l’université signale que les arrondissements 1, 2 et 8 (le centre et les rives du lac), ainsi que le quartier universitaire du 6 et une partie du 7, sont en général plus chers, et que vivre hors de la ville coûte le plus souvent moins, les transports publics rendant le trajet facile. Ce dernier point mérite d’être pris au sérieux, vu à quel point le marché du canton est moins tendu que celui de la ville.

Quel que soit le canal qui vous mène à un appartement, tout se décide après la visite, quand la gérance lit votre dossier.

Le dossier de candidature, en deux temps

Un bailleur peut demander tout ce dont il a besoin pour juger si vous pourrez payer le loyer, mais pas tout d’un coup. Le Préposé fédéral à la protection des données et à la transparence (PFPDT) l’explique dans son aide-mémoire sur les formulaires de demande de location, actualisé en juillet 2025. Il décrit une procédure en deux étapes : tout le monde remplit un formulaire standard, puis le bailleur choisit un ou quelques candidats et ne demande des justificatifs qu’à eux.

Schéma d’une candidature en deux temps : d’abord identité, permis, emploi, revenu, copie de l’extrait des poursuites ; une fois retenu, pièce d’identité, fiches de salaire, références, original ; jamais : loyer actuel, nationalité, religion
Ce qu’un bailleur peut demander avec la candidature, ce qu’il ne peut demander qu’une fois son choix fait et ce qui est en règle générale exclu, résumé d’après l’aide-mémoire du PFPDT du 15 juillet 2025.

Au premier tour, le bailleur peut vous demander votre identité et vos coordonnées, votre profession et votre employeur, votre revenu annuel approximatif (par tranches, suggère l’aide-mémoire), si vous êtes suisse ou étranger, votre type de permis et sa date d’échéance, et combien de personnes vivront dans le logement. Une copie de l’extrait du registre des poursuites peut être demandée à tous les candidats. Les copies de la pièce d’identité ou du permis et les fiches de salaire relèvent du second tour, pour la personne que le bailleur a choisie. Les références ne peuvent être contactées que lorsque vous êtes sérieusement en lice, et seulement celles que vous avez indiquées.

Certaines questions sont en règle générale exclues : votre loyer actuel et depuis combien de temps vous habitez votre logement actuel (une décision de 2003 de la Commission fédérale de la protection des données l’a confirmé), votre nationalité au-delà de « Suisse ou étranger », votre état civil, votre religion, et les contrats de leasing ou de petit crédit. Une fois le bail signé, le bailleur doit détruire les dossiers de tous les candidats non retenus.

En pratique, certains bailleurs demandent quand même une pièce d’identité et un justificatif de revenu avec la candidature, la Ville parmi eux, et c’est à vous de décider si vous jouez le jeu. Connaître la règle vous aide de deux façons. Vous pouvez omettre ce qui n’est pas nécessaire sans paraître négligent, et vous pouvez repérer une fraude : un « bailleur » qui veut votre passeport et trois fiches de salaire avant même que vous ayez vu l’appartement se comporte comme les escrocs décrits plus bas, pas comme une gérance.

Comment commander l’extrait du registre des poursuites

Le document que demandent la plupart des formulaires zurichois est le Betreibungsregisterauszug, l’extrait du registre des poursuites. Il indique si quelqu’un a engagé une poursuite contre vous à votre adresse au cours des cinq dernières années. En ville de Zurich, vous pouvez le commander en ligne (page en allemand), par courrier ou au guichet de l’office des poursuites de votre arrondissement. Il y a douze offices, et le formulaire en ligne vous oriente vers le bon. En ligne, vous joignez une photo ou un scan d’une pièce d’identité officielle. Au guichet, vous présentez la pièce d’identité, et vous ne pouvez payer qu’en espèces ou par carte de débit.

Page de la Ville de Zurich sur l’extrait des poursuites, en allemand : l’extrait coûte en général 17 francs plus le port en courrier A, un renseignement oral au guichet 9 francs, paiement au guichet en espèces ou par carte de débit
La page de la Ville de Zurich, en allemand, sur le prix de l’extrait des poursuites : en général 17 francs plus le port. Source : stadt-zuerich.ch, consulté le 17 octobre 2026.

Deux détails surprennent les nouveaux arrivants. L’extrait n’existe qu’en allemand, et les extraits écrits ne sont envoyés qu’à des adresses en Suisse. Si vous venez d’arriver, l’office vous en délivre quand même un : quand vous n’avez habité que peu de temps à une adresse, l’extrait indique depuis quand, et si vous n’y avez jamais habité, il le précise aussi. C’est attendu pour un nouvel arrivant. Commandez-le le jour où vous annoncez votre arrivée, et gardez-en un scan sur votre téléphone pour pouvoir le joindre à une candidature quelques minutes après une visite. Pour ses propres logements, la Ville demande un extrait de moins de six mois, et pour tout bailleur, un extrait récent est le plus sûr.

Si vous n’avez jamais vécu en Suisse et n’avez pas encore d’adresse ici, l’Université de Zurich conseille d’expliquer dans votre candidature pourquoi vous ne pouvez pas fournir d’extrait, et note que les candidats qui ont vécu en Allemagne peuvent proposer à la place un extrait SCHUFA, le fichier allemand de solvabilité. Une courte note dans votre dossier suffit :

J’habite à Zurich depuis le 1er octobre 2026, date à laquelle j’ai commencé un emploi chez [employeur]. Vous trouverez ci-joint l’extrait du registre des poursuites pour ma nouvelle adresse, qui indique ma date d’arrivée. Auparavant, je vivais en [pays], où je n’avais aucune dette en recouvrement. Mon contrat de travail et une attestation de ma banque sont disponibles sur demande.

Comment les gérances choisissent-elles un locataire ?

Il n’existe pas de formule légale. Le bailleur choisit le locataire qui, à ses yeux, paiera régulièrement et ne posera pas de problèmes, et sur un marché aussi tendu, il peut se montrer exigeant. Ce qui compte en pratique se lit dans le formulaire lui-même : un revenu qui couvre largement le loyer, un extrait vierge, un permis valable assez longtemps, un ménage adapté au logement, et un dossier complet qui arrive tôt. Les formulaires ne sont souvent remis qu’à la visite, note l’Université de Zurich : ce sont donc les personnes présentes qui sont comparées entre elles.

Considérez donc la visite comme le début de votre candidature. Arrivez à l’heure, ayez votre extrait imprimé ou sur votre téléphone, et vérifiez sur place que l’appartement correspond à l’annonce (animaux, instruments de musique, règles de la buanderie). Remplissez le formulaire en entier le jour même, même si l’allemand vous donne du fil à retordre, et ajoutez quelques lignes sur qui vous êtes et pourquoi l’appartement vous convient. S’il manque quelque chose, expliquez pourquoi plutôt que de laisser un vide. Un formulaire incomplet est le plus facile à glisser en bas de la pile.

Tous les bailleurs ne sont cependant pas privés, et deux grands groupes choisissent selon des règles bien différentes.

Logements de la Ville et coopératives : moins chers, mais avec des règles

La Ville de Zurich possède environ 10 000 logements, quelque 5 % du parc de logements de la ville, et les loue selon des règles fixes. Les logements libres sont publiés sur sa propre plateforme de location, accessible par son portail « Mein Konto ». Les places aux visites sont tirées au sort (en allemand), et seules les personnes qui ont visité le logement, elles-mêmes ou par l’intermédiaire de quelqu’un qui a donné leur nom sur place, peuvent se porter candidates. La Ville décide en général dans les deux à trois semaines qui suivent la clôture des candidatures. Si vous vivez en Suisse depuis moins d’un an, elle demande vos trois dernières fiches de salaire au lieu d’une décision de taxation.

Les conditions de location excluent beaucoup de nouveaux arrivants, et mieux vaut le savoir avant de participer au tirage au sort. Un logement doit être occupé par au moins autant de personnes que de pièces moins une, soit trois personnes pour un 4 pièces. Le revenu imposable de votre ménage ne peut pas dépasser quatre fois le loyer brut annuel : pour un logement à 1 500 francs par mois charges comprises, le plafond est de 72 000 francs par an. Vous devez être domicilié à Zurich au début du bail. Les logements subventionnés de la Ville ajoutent d’autres conditions : deux ans de domicile dans le canton avant le début du bail, la nationalité suisse ou un permis B, C ou S, et une fortune imposable de 200 000 francs au plus.

Les coopératives d’habitation (Genossenschaften) forment l’autre grand groupe de bailleurs d’utilité publique, et le tableau des loyers plus haut montre pourquoi elles sont si recherchées. Il n’existe pas de liste centrale : chaque coopérative loue elle-même ses logements, selon ses propres règles, y compris le montant des parts sociales à souscrire comme membre, alors lisez ces règles sur son site avant de vous porter candidat. Dans les premiers mois, elles mènent rarement à un premier appartement, mais suivre quelques coopératives dans les quartiers qui vous plaisent ne coûte pas grand-chose pendant que vous louez auprès d’un privé.

Quel que soit le bailleur qui vous dit oui, deux choses suivent : vous versez une garantie de loyer, et vous recevez une formule concernant votre loyer.

La garantie de loyer et la formule officielle du loyer initial

La loi plafonne la garantie à trois mois de loyer. Selon l’article 257e du Code des obligations, le bailleur doit la déposer auprès d’une banque, sur un compte d’épargne à votre nom, et la banque ne peut la restituer qu’avec l’accord des deux parties, ou sur la base d’un jugement exécutoire ou d’un commandement de payer non frappé d’opposition. Si le bailleur ne fait valoir aucune prétention contre vous en justice ou par une poursuite dans l’année qui suit la fin du bail, vous pouvez demander vous-même la restitution à la banque. Un bailleur qui veut que la garantie soit versée sur son propre compte, et l’y garde, enfreint cette règle.

Si trois mois de loyer sont difficiles à réunir d’un coup, certains bailleurs acceptent à la place une assurance de garantie de loyer, la caution sans dépôt. L’association des locataires de Suisse alémanique, le Mieterverband, est sans détour à ce sujet (en allemand) : les primes tournent en général autour de 5 % de la somme assurée par an, rien n’est remboursé, et si l’assureur paie le bailleur, il vous réclame ensuite cet argent. Sur quelques années, cela fait un vrai coût sans vraie protection : n’y recourez qu’en dernier ressort.

Le second document passe facilement inaperçu. Dans le canton de Zurich, un bailleur qui loue un logement avec un nouveau bail doit vous communiquer le loyer du locataire précédent au moyen d’une formule officielle du canton (en allemand), une règle en vigueur depuis le 1er novembre 2013. Si votre loyer est nettement plus élevé que le précédent, ou si la pénurie vous a poussé à signer, vous pouvez contester le loyer initial devant l’autorité de conciliation dans les 30 jours qui suivent votre entrée dans le logement. Les tribunaux zurichois (en allemand) considèrent qu’une hausse de 10 % ou plus par rapport au loyer précédent est sensible, et la pénurie de logements suffit à elle seule à créer une situation de contrainte. Il vous faut encore démontrer que le loyer est abusif, et c’est là le plus difficile, mais une forte hausse par rapport au loyer précédent peut amener le tribunal à présumer l’abus, et le bailleur doit alors justifier son loyer. Lisez la formule quand elle arrive, et conservez-la.

Quand commencer à chercher ?

Commencez environ deux à trois mois avant la date d’emménagement souhaitée, et prévoyez un logement provisoire pour les premières semaines. En Suisse, le locataire doit respecter un préavis d’au moins trois mois, si bien que beaucoup d’appartements sont publiés pendant que l’ancien locataire y vit encore, pour une entrée dans quelques semaines ou quelques mois. Quand le bail ne fixe pas ses propres termes, c’est l’usage local qui décide, et en ville de Zurich, selon le Mieterverband, il n’y a que deux termes par an. Mais de plus en plus de baux permettent de résilier pour la fin de n’importe quel mois (en allemand), ce qui répartit mieux les logements libérés sur l’année.

Chercher depuis l’étranger permet de prendre le pouls du marché, mais il faut quelqu’un à la visite pour obtenir le formulaire. L’Université de Zurich conseille d’avoir un logement temporaire pour vos premiers jours ou vos premières semaines. Un studio meublé ou une chambre en colocation est la solution de transition habituelle, et une chambre meublée se quitte vite : préavis de deux semaines pour la fin d’une période de bail d’un mois.

Habiter en ville pendant la recherche vous donne aussi une adresse en Suisse, donc un extrait des poursuites, et vous permet de vous rendre à une visite au pied levé.

Les arnaques qui visent les nouveaux arrivants à Zurich

Les arnaques suivent un schéma, que la plateforme policière cybercrimepolice.ch documente cas par cas. La version classique : un appartement trop beau pour son prix, un propriétaire « à l’étranger pour son travail » qui ne peut pas le faire visiter, une demande de copie de votre pièce d’identité, puis une garantie à verser par un service de transfert d’argent pour « réserver » le logement. L’argent est perdu dès que vous l’envoyez.

Une version plus récente, signalée en avril 2026, vise vos données plutôt que votre argent. Des appartements attrayants sont publiés sur de vrais portails immobiliers suisses. Les personnes intéressées sont ensuite contactées sur WhatsApp par quelqu’un qui se fait passer pour une véritable gérance, puis renvoyées vers un faux formulaire de candidature en ligne qui exige un dossier complet : données personnelles et coordonnées, copies de pièces d’identité, contrat de travail, fiches de salaire, parfois des données financières. Tout ce que vous transmettez peut servir à du phishing ou à conclure des contrats en votre nom.

Les vérifications qui déjouent les deux sont simples. Ne payez jamais rien avant d’avoir vu l’appartement et d’avoir un contrat en main. N’envoyez ni copie de pièce d’identité ni fiche de salaire à quelqu’un que vous n’avez pas rencontré, ce qui correspond de toute façon à ce qu’un vrai bailleur peut demander au premier tour. Appelez la gérance à un numéro que vous avez trouvé vous-même plutôt qu’à celui du message. Faites une recherche inversée d’images avec les photos, et vérifiez que l’adresse existe. Si vous avez déjà envoyé des copies de pièces d’identité, la police conseille de demander de nouveaux documents pour que les anciens ne soient plus valables, et de signaler le cas.

Votre première semaine, dans l’ordre

Si vous venez d’arriver, voici l’ordre qui mène le plus vite à un bail. Annoncez votre arrivée, commandez en ligne l’extrait des poursuites le jour même et scannez-le dès qu’il arrive. Rédigez un profil d’une page en allemand ou en anglais, avec qui emménage avec vous, votre profession et votre date d’entrée en fonction, votre permis et votre revenu, et gardez-le en PDF à côté de l’extrait. Créez des alertes pour les arrondissements et le budget qui vous conviennent, et poussez la zone de recherche un arrêt de train plus loin que vous ne le voudriez.

Inscrivez-vous à toutes les visites auxquelles vous pouvez vous rendre, déposez votre dossier le soir même, et tenez une liste de vos candidatures pour pouvoir relancer au bout d’une semaine. Gardez pour vous les copies de pièce d’identité et les fiches de salaire jusqu’à ce qu’un bailleur vous ait choisi, sauf si vous l’avez rencontré et êtes sûr qu’il est bien celui qu’il prétend être. Quand le bail et la formule du loyer initial arrivent, vérifiez que la garantie est versée sur un compte à votre nom, et notez la date : vous avez 30 jours dès votre emménagement si le loyer paraît sans commune mesure avec celui du locataire précédent.

Questions fréquentes

Peut-on louer un appartement à Zurich depuis l’étranger ?

Cela arrive, mais c’est difficile. Le formulaire d’inscription n’est souvent remis qu’à la visite, et la Ville n’accepte de candidatures pour ses logements que de personnes qui les ont visités, elles-mêmes ou par l’intermédiaire de quelqu’un qui a donné leur nom sur place. Un ami ou une collègue qui peut aller aux visites pour vous vaut mieux que tous les e-mails du monde.

Une chambre en colocation, est-ce une bonne solution pour commencer à Zurich ?

Souvent, oui. Une chambre meublée se résilie moyennant un préavis de deux semaines pour la fin d’une période de bail d’un mois : elle ne vous lie donc pas pendant que vous cherchez un appartement. Toutes les chambres ne sont toutefois pas louées comme chambres meublées, alors vérifiez le délai de congé dans le contrat avant de signer.

Que faire si l’extrait des poursuites n’est pas vierge ?

Le bailleur peut vous interroger sur les poursuites en cours et les actes de défaut de biens des cinq dernières années, rien de plus ancien. Si une poursuite est déjà réglée ou était injustifiée, joignez à votre dossier une courte explication avec un justificatif plutôt que d’espérer que personne ne la remarque.

Pourquoi si peu de logements vacants à Zurich alors qu’on voit des centaines d’annonces ?

Le dénombrement ne compte que les logements vides au 1er juin et proposés pour au moins trois mois. Un appartement mis en annonce pendant que l’ancien locataire y habite encore, ou déjà loué pour une date ultérieure, n’est pas compté. Les annonces que vous voyez sont donc surtout des logements qui changent de locataire, pas des logements vides.